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Di Montezemolo monte au créneau pour les GP européens

Mercredi 28 Décembre 2011, 23:02 , par jg56 Publié dans #Infos 2011

Luca di Montezemolo, Ferrari, Formula 1Le président de Ferrari, Luca di Montezemolo, n’en finit plus de critiquer le délaissement de l'Europe pour de nouveaux circuits faisant leur apparition aux quatre coins du monde dans le calendrier de la Formule 1. Si l’italien reconnaît le besoin pour la F1 de s’internationaliser, il regrette le manque d’intérêt porté au Vieux Continent, d’où est pourtant originaire la catégorie reine du sport automobile, et donc certains pays fondateurs n'ont à présent même plus de Grand Prix à organiser, comme la France.

Di Montezemolo fustige surtout les circuits du Moyen Orient, comme ceux de Bahreïn et des Émirats-Arabes-Unis, qui de plus ne donnent pas souvent lieu à des courses intéressantes. Pour l'anecdote, il faut tout de même noter qu'avec la fondation du circuit d'Abu Dhabi aux Émirats, Ferrari a fait construire son énorme parc d'attractions juste à côté du circuit de course... Cela n'empêche n'empêche pas que le transalpin déplore toujours que la Formule 1 choisisse les destinations exotiques d'Asie, ou surtout les déserts ternes et leurs pétrodollars, au détriment des courses historiques, comme les circuits français ou encore le mythique tracé belge de Spa, une épreuve dont la place au calendrier reste menacée depuis maintenant une bonne dizaine d'année.

Le directeur de la FOM, Bernie Ecclestone, qui se révèle être le grand argentier de la F1, essaie de réduire cette délocalisation vers l'exotisme mais il reconnaît tout de même l'attrait considérable de ces pays émergents et dit même parfois que la F1 pourrait encore perdre près de la moitié de ses épreuves européennes, c'est-à-dire 3 à 4, d'ici quelques années, au profit de l'Asie ou encore de l'Amérique du sud. Et cela commence à agacer Luca di Montezemolo : "Je respecte Bernie Ecclestone car durant toutes ces années il a toujours éprouvé le plus grand respect pour le rôle et l’importance de Ferrari en F1. C’est une bonne chose que la Formule 1 aille aux quatre coins du monde, mais nous ne devons pas non plus exagérer en allant courir dans des déserts où il n’y a aucune culture de la course automobile. Et je ne peux surtout pas accepter la tendance actuelle prise par la Formule 1 de délaisser l’Europe. Nous ne pouvons pas abandonner notre continent, car il représente l’histoire de la F1. Depuis plusieurs années maintenant, il manque un Grand Prix historique comme celui de France au calendrier, et à présent un circuit aussi légendaire que celui de Spa est également en danger... Pour être remplacé par quoi ?" a clamé le président de Ferrari, qui s'était d'ailleurs déjà exprimé sur le sujet il y a à peine une semaine.

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